Nautical charts revealed… it is all about details

Bonjour à tous,

Merci de consulter les cartes et de m’expliquer la conception du monde telle que nous l’avons lue dans le Mundi.
La semaine prochaine, nous lirons Li Ere Brendan

Les cartes marines sur parchemin, Nautical charts on parchment

France, detail from Catalan Map, 1375

France, detail from Catalan Map, 1375

   Gallica is the digital library of the Bibliothèque Nationale de France (BnF), open to the general public around the world. It serves as a digital encyclopedia and consists of printed materials and sound recordings. Gallica makes it possible to find sources that are rare, unusual, out-of-print, or difficult, if not impossible, to access. The BnF owns the largest world collection of ancient Nautical maps (more thn 500).

Recently, Gallica has opened an online exhibition of Nautical maps, you can find the exhibition, « L’âge d’or des cartes marines : quand l’Europe découvrait le monde ».

It includes the Carta Pisana, a map made at the end of the 13th century, about 1275-1300.

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Carte Pisane, XIIIe, Carte marine de l’océan Atlantique Est, de la mer Méditerranée et d’une partie de la mer Noire.

It shows the whole Mediterranean, the Black Sea and a part of the atlantic coast, from the north of present-day Morocco (down to roughly the 33rd parallel north, with the town of Azemmour to the present-day Netherlands, but the accuracy of the map is mostly limited to the Mediterranean.

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Atlas Catalan, Europe in 1375

It is the oldest surviving nautical chart (that is, not simply a map but a document showing accurate navigational directions). It is aslo a portolan chart, showing a detailed survey of the coasts, and many ports without any topography or toponymy of the inland. Important to notice, on the map, North is on the top, in contrast to other maps of the same period such as the Hereford Mappa Mundi (ca. 1300), where East is on the top.

One century later, the Atlas Catalan is the most important Catalan map of the medieval period (drawn and written in 1375). It was produced by the Majorcan cartographic school and is attributed to Abraham Cresques, a Jewish book illuminator who was a master of the maps of the world. It has been in the Bibliothèque nationale de France since the time of King Charles V. The Catalan Atlas originally consisted of six vellum leaves folded down the middle, painted in various colors including gold and silver. The leaves are now cut in half. Each half-leaf is mounted on one side of five wooden panels. The map shows illustrations of many cities, whose political allegiances are symbolized by a flag. Christian cities are marked with a cross, other cities with a dome. Wavy blue vertical lines are used to symbolize oceans. Place names of important ports are transcribed in red, while others are indicated in black.

Gallica vous propose de découvrir des documents évocateurs des explorations et des voyages au long cours, les portulans (portoland) . Ces cartes marines enluminées, réalisées sur parchemin, ont été essentielles pour la maîtrise des mers, mais ont également diffusé les représentations des nouveaux territoires découverts par les Européens à partir du XIVe siècle. De ces cartes anciennes, peu ont survécu (survived) jusqu’à aujourd’hui: la Bibliothèque nationale de France en possède la plus riche collection du monde, soit plus de 500 documents. Une exposition, « L’âge d’or des cartes marines : quand l’Europe découvrait le monde », leur a été consacrée. Les premiers portulans ont été élaborés au XIIIe siècle, et concernent la mer Méditerranée ; parmi eux, le plus ancien serait la Carte pisane, datée de la fin du siècle, et présente dans les collections de la BnF depuis 1840.

C’est aussi à cette époque que naissent les conventions cartographiques typiques des portulans : l’accent est mis sur le tracé des côtes, scandé par les ports et les havres dont les toponymes sont disposés à la perpendiculaire du littoral pour une lecture facilitée. Les mers sont sillonnées de lignes géométriques, les « lignes de vents » ou de « rhumbs » indiquant la direction des points cardinaux et permettant aux marins, à l’aide du compas de mer, de s’orienter et de fixer un cap. Ces cartes comprennent également des échelles de distance, mais ne tiennent pas compte de la déformation liée à la projection du globe sur un plan, du moins avant le XVIIe siècle.

Dès le XIVe siècle, des éléments graphiques nouveaux apparaissent: les toponymes s’accompagnent de vignettes urbaines, des éléments de reliefs surgissent. Peu à peu, toute une iconographie enluminée vient agrémenter les cartes, pour illustrer les territoires décrits: peuples, habitats, faune et flore, etc. Ce vocabulaire graphique est au départ très euro-centré: les villes asiatiques ou africaines sont représentées de la même manière que celles d’Europe, sans souci de la réalité. Un mode de représentation du monde à travers le regard européen s’élabore, que l’on retrouvera dans les arts décoratifs tout au long de l’Ancien régime: peuples nus ou couverts de parures bariolées, cannibales ou « bons sauvages », flore luxuriante, animaux exotiques et monstres marins…

Avec l’essor des explorations ibériques, puis des autres puissances maritimes européennes (France, Pays-Bas, Angleterre), une nouvelle vision du globe émerge et une nouvelle géopolitique se met en place, qui atteste des rêves hégémoniques européens, mais aussi des âpres rivalités entre pays d’Europe. Malgré le progrès des connaissances, des hypothèses géographiques héritées de l’Antiquité subsistent. Ainsi, certaines cartes décrivent un vaste continent austral, qui aurait dû, selon Ptolémée, faire pendant aux terres de l’hémisphère nord. Les cartographes du XVIIe siècle continuent d’évoquer cette terre, qui prend peu à peu les contours que nous lui connaissons actuellement, sous la forme de l’Australie (les côtes de l’île ne seront entièrement reconnues qu’en 1766 par James Cook).

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Compass Rose, detail from the Catalan Atlas, 1375

Faites pour la navigation, ces cartes sont pourtant élaborées à terre, dans des villes comme Majorque, Gênes, L

isbonne, Séville, Dieppe, Marseille, Amsterdam, Londres… Les navigateurs n’emportaient à bord des navires que des versions de f

acture assez sobres, dont peu d’exemples ont été conservés ; les plus belles réalisations parvenues jusqu’à nous étaient souvent destinées aux souverains et mécènes. Charles V a ainsi pu recevoir vers 1375 l’Atlas catalan, superbe représentation du monde alors connu en Europe. C’est l’œuvre d’un cartographe majorquin Abraham Cresques, qui s’est inspiré principalement du récit de Marco Polo pour la partie orientale du monde. La Cosmographie universelle, achevée par le pilote havrais Guillaume Le Testu en 1556, a quant à elle été dédiée à l’amiral de Coligny.

Aux XVe et XVIe siècles, la production de portulans reflète l’expansion et la

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detail, Atlas Miller

rivalité de l’Espagne et du Portugal le long des côtes de l’Afrique puis de l’Amérique. En France, entre 1530 et 1650, une école hydrographique éclot en Normandie, province alors dynamique sur les mers. Réalisés dans un esprit pratique, par des hydrographes souvent navigateurs eux-mêmes et très au courant des progrès de la cartographie (Pierre Descelliers, Jean Roz

e, Guillaume Le Vasseur…), ces portulans normands ont aidé à vulgariser les avancées de la science nautique moderne.

Le triomphe de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales (V.O.C

.) au XVIIe siècle s’exprime aussi dans sa production cartographique. Pendant toute son existence, de 1602 à 1799, elle eut son propre service cartographique et hydrographique, travaillant depuis Amsterdam et Batavia (aujourd’hui Djakarta), et fut dirigée notamment par plusieurs membres de la célèbre famille des Blaeu. Les cartes sur vélin de la Compagnie, couvrant le monde entier, peuvent être considérées comme les derniers portulans Moins décorées, les cartes de la

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detail, Atlas Miller

V.O.C sont conçues quasi-exclusivement pour la navigation, sont actualisées d’après les informations des marins et obéissent à des normes communes rigoureuses. Plusieurs dizaines de milliers de cartes furent alors réalisées, dont seules quelques centaines ont survécu.

Sources Gallica : http://bnf.fr

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