Be part of the Congrès mondial acadien 2014

Le Congrès mondial acadien 2014

DrapeauFR

The Congrès mondial acadien is a gathering held every five years uniting the Acadian diaspora from all over the world. Many activities are planned over a two week period, i.e. from August 8th to the 24th, 2014.  The event draws on the community’s commitment and promotes the Acadian culture, heritage and amenities.

Le Congrès mondial acadien est un rassemblement quinquennal qui réunit la diaspora acadienne de partout dans le monde. Plusieurs activités seront proposées pendant plus de deux semaines, du 8 au 24 août 2014. L’événement s’appuie sur l’engagement de la communauté et permet de faire valoir sa culture, son patrimoine et ses attraits.

Logo-SommetEdmundston (NB) – Le Congrès mondial acadien 2014 invite les artistes de l’Acadie des terres et forêts à inscrire leur talent au sein de la programmation haute en couleurs des festivités de 2014.

Un appel à propositions est donc lancé aux auteurs-compositeurs, interprètes, groupes musicaux, amuseurs publics, artistes visuels, poètes, danseurs, vidéastes, comédiens et humoristes locaux, afin que ces dernier fassent connaitre leur savoir-faire aux organisateurs.

Ce 5e Congrès mondial acadien ne pourrait se dérouler sans la participation active des artistes locaux du territoire hôte. « L’Acadie des terres et forêts est le berceau de plusieurs excellents artistes et c’est pourquoi le CMA 2014 a à cœur leur présence dans la programmation. C’est par l’entremise de ces derniers que le dynamisme et la richesse du patrimoine culturel de l’Acadie des terres et forêts rayonnera. », a indiqué Émilien Nadeau, président du Congrès mondial acadien 2014.

Les artistes intéressés ont jusqu’au 15 novembre 2013 pour soumettre leur candidature en ligne au http://appel.cma2014.com. Les candidats retenus seront contactés par les organisateurs du Congrès mondial acadien 2014 d’ici la fin février 2014.

La programmation préliminaire est disponible au www.cma2014.com.

http://www.cma2014.com/fr/

Histoire de la région

Plusieurs facteurs ont contribué au développement de la communauté de l’Acadie des terres et forêts. Les Acadiens et les Acadiennes proviennent tous de l’Europe. Après le premier voyage intercontinental vers l’Amérique et avant la déportation, la population était concentrée dans les environs de l’Acadie coloniale, soit la Nouvelle-Écosse actuelle. Le Grand Dérangement en 1755 provoque la dispersion de ce peuple, ainsi que les déportations successives. Les Acadiens se retrouvent ensuite partout sur la planète. L’arrivée des Acadiens au Madawaska date de 1785. Il est facile de séparer les trois emplacements majeurs et d’expliquer d’où vient leur population acadienne.

La guerre d’indépendance américaine provoque la montée vers le Nord des Loyalistes, qui vont ensuite déloger la population acadienne pour la faire migrer vers les lieux qu’elle occupe aujourd’hui. Plusieurs Loyalistes arrivent en Nouvelle-Écosse : la population double. En 1875, le Nouveau-Brunswick est créé. L’année suivante, plusieurs Acadiens, notamment ceux de Sainte-Anne-des-Pays-Bas et de la région de Kennebecasis, migrent vers le nord-est et d’autres vont vers le Madawaska, en remontant la rivière St-Jean. Le Maine est devenu un état en 1820.

Cet évènement a joué un grand rôle dans la genèse de l’Acadie moderne et sa localisation. L’arrivée des Loyalistes et la création du Nouveau-Brunswick sont liés à la création de Saint-Basile, village qui est désigné comme le berceau du Madawaska. Ensuite, la population acadienne s’établira dans les régions avoisinantes.

Il faut garder en tête que la frontière entre le Maine et le Nord-Ouest du Nouveau-Brunswick est tracée définitivement en 1842 lors de a signature du traité Webster-Ashburton. Il faut dire que ce territoire était déjà occupé par les Malécites: ils vivaient autour du fleuve St-Laurent, d’une rive à l’autre, touchant les populations des deux provinces et du Maine actuel. Ce peuple habitait près des ressources naturelles. On peut appliquer le même raisonnement pour les Acadiens, qui se retrouvent à plusieurs lieux à cause des ressources, notamment le bois et les cours d’eau, en plus de rechercher la paix, évidemment. Le croisement des deux populations dans l’histoire ne surprend donc pas.

En ce qui concerne le Témiscouata ou le Témis, beaucoup de colons provenant de l’Acadie y arrivent grâce à la poste et au gouverneur du Québec. En effet des Acadiens arrivent au nord pour entretenir la route du Portage, qui a été construite dans le but d’améliorer le système postal. Des terres du Madawaska sont offertes pour favoriser cette colonisation, sans oublier l’exploitation forestière et la construction du chemin de fer. Il faut aussi comprendre que certains Acadiens ont fui vers le lac Témiscouata après la déportation. Certains y restent, d’autres atteignent Cacouna et d’autres s’arrêtent au Kamouraska. On remarque même à ce jour une grande concentration de personnes d’origine acadienne dans ces régions.

Par ailleurs, d’autres Acadiens se rendent aux États-Unis, soit pour échapper à la déportation, à la suite de l’obtention de terres ou par simple migration à la recherche de meilleures conditions de vie, le Maine s’est peuplé d’Acadiens. Les facteurs de colonisation se répètent pour les trois régions qui forment l’Acadie des Terres et Forêts. En effet, l’économie, la guerre et les frontières jouent un grand rôle dans le développement social, économique et politique des régions que l’on connaît aujourd’hui.

Les ressources forestières attirent les entrepreneurs américains et facilitent la croissance de la population du Maine. De surcroît, il faut mentionner à nouveau le traité Webster-Ashburton, car il a créé deux territoires distincts. Cela bouleverse les liens existants et dorénavant, deux populations acadiennes vivent sous deux juridictions politiques. Le fleuve St-Jean et le lac Beau délimitent les frontières entre le Maine et les provinces canadiennes : une perte pour les habitants de la région, qui voient leur peuple et leur ville natale séparés sous leurs yeux.

à propos du théatre Acadien.

Moncton Sable

France Daigle, 2010

France Daigle, 2010

En 1996, le collectif Moncton Sable est fondé à Moncton autour des textes de la romancière France Daigle. La démarche est formaliste, ce qui correspond à l’écriture des premiers romans de Daigle : Sable (1997), Craie (1999) et Foin (2000) interrogent la matière dans sa relation avec l’être humain. Le poète et cinéaste Paul Bossé est l’autre auteur important du groupe (Empreintes, 2002; Pellicule, 2009). La recherche formelle plus que textuelle caractérise la façon de faire du collectif qui s’adresse à un public limité, mais enthousiaste.

D’autres compagnies se forment dans les années 2000 à partir de finissants du Département d’art dramatique : le Théâtre Alacenne a créé deux pièces à l’écriture imaginative de Mélanie F. Léger, dont Roger, Roger (2005), tandis que les Productions l’Entrepôt tendent à développer un théâtre populiste (Plus que parfait de Robert Gauvin et André Roy, 2010).

Antonine Maillet et la naissance du théâtre en Acadie

Page couverture du livre La Sagouine, d'Antonine Maillet, publié chez LéméacDès la décennie 1860, les collèges classiques et les couvents établis en Acadie accordent une place de choix au théâtre dans leur programme de formation. Or, si le théâtre était vivant dans ces institutions, l’écriture dramatique n’a guère suscité d’intérêt chez les Acadiens. Seuls Pascal Poirier (1852-1933) avec le drame romantique Les Acadiens à Philadelphie (1875) et James Branch (1907-1980) avec quatre pièces dont la militante L’Émigrant acadien (1929) ont écrit pour la scène.

En 1968, la publication des Crasseux d’Antonine Maillet marque le début officiel du théâtre acadien. Maillet avait auparavant écrit quelques pièces pour ses élèves du Collège Notre-Dame d’Acadie, mais ces pièces répondaient davantage à des impératifs pédagogiques qu’artistiques.  Par la langue et les personnages, cette comédie dramatique annonce La Sagouine (1971) – elle en est d’ailleurs l’un des personnages – et les œuvres qui vont suivre.

La Sagouine est portée à la scène par Les Feux Chalins, une troupe communautaire de Moncton, et est interprétée par celle qui deviendra son unique interprète, Viola Léger. Reprise en octobre 1972 par le Théâtre du Rideau Vert à Montréal, elle connaît immédiatement un immense succès.  La Sagouine exprime la survivance. Elle témoigne de son monde, prenant appui sur Gapi – son mari – quand elle tient des propos plus osés. La Sagouine parle de l’oppression qu’elle subit dans la langue frappée d’ostracisme qui est la sienne : sa parole devient exorcisme. Plus loin que la simple émanation de l’Acadie, ce sont aussi tous les opprimés du monde qui ont ainsi accès à la parole : les gens d’« En-bas » sont exploités par les gens d’« En-haut » dans tous les villages, toutes les provinces et tous les pays du monde. Bref, sans jamais avoir l’air militante, cette pièce est éminemment politique.

Plusieurs pièces suivront (parmi elles : Gapi et Sullivan, 1973; Évangéline Deusse, 1975; La veuve enragée, 1977; La contrebandière, 1981; Garrochés en paradis, 1986; Margot la Folle, 1987) toutes créées par le Théâtre du Rideau Vert et éditées par Leméac, donc à Montréal… et par conséquent en dehors de la mouvance artistique qui éveille l’Acadie au début des années 1970. Après 1990, la veine dramatique d’Antonine Maillet se concentre sur le Pays de la Sagouine, un centre récréotouristique saisonnier fondé en 1992 à Bouctouche, véritable hommage à l’auteure, qui met en scène ses principaux personnages et pour lesquels elle écrit chaque année de nouveaux textes.

Théâtre populaire d’Acadie

Il n’existe aucune compagnie de théâtre professionnelle en Acadie au début des années 1970. À Moncton, les Feux Chalins tentent l’aventure semi-professionnelle tandis que le Théâtre amateur de Moncton améliore la qualité de ses productions et que le Théâtre des Élouèzes de Maisonnette permet à Jules Boudreau (1941) de monter ses premières pièces. De ces troupes émergent les deux principales compagnies professionnelles, le Théâtre populaire d’Acadie de Caraquet (1974) et le théâtre l’Escaouette de Moncton (1977), ce dernier étant constitué en bonne partie des premiers diplômés du Département d’art dramatique de l’Université de Moncton.

Affiche du spectacle « Louis Mailloux – Le spectacle musical », présenté à Caraquet en 2011

Affiche du spectacle « Louis Mailloux – Le spectacle musical », présenté à Caraquet en 2011

Le Théâtre populaire d’Acadie se donne la mission dont son nom est porteur et qui est fidèle à l’esprit de Jean Vilar : produire des pièces de création et de répertoire d’une façon professionnelle et les diffuser dans le plus de villes et villages possibles. Les premières années sont marquées par l’immense succès du drame musical Louis Mailloux. Né de la collaboration entre Jules Boudreau (texte) et Calixte Duguay (chansons) et construit dans le style et l’esprit du jeune théâtre, ce spectacle militant raconte la révolte d’Acadiens de Caraquet en 1875 contre la loi provinciale qui supprimait les octrois aux écoles confessionnelles (ce qui signifiait pour les Acadiens la fin des écoles francophones). La pièce remporte un tel succès qu’elle sera régulièrement reprise par le Théâtre populaire d’Acadie (en 1976, 1978, 1981 et 1992) puis par d’autres compagnies (1994, 2010).

Jules Boudreau signe ou cosigne six pièces pour le Théâtre populaire d’Acadie entre 1975 et 1991, dont Cochu et le soleil (1977) qui reprend d’une façon imaginative le thème de la Déportation. Plusieurs auteurs seront créés par la compagnie, mais peu persévèrent et il faut attendre les années 2000 pour voir apparaître de véritables dramaturges, Emma Haché (Les défricheurs d’eau, 2004; Murmures, 2005) qui s’était imposée avec L’intimité (Production Omnibus, Montréal, 2004 et Prix du Gouverneur- général) et Marcel Romain Thériault (Le filet, 2007; Disponible en librairie, 2008).

Mais le cœur des productions du Théâtre populaire d’Acadie demeure le répertoire, qu’il soit acadien (Évangéline Deusse d’Antonine Maillet, 1997), québécois (Le temps d’une vie de Roland Lepage, 1984) ou international (Les chaises d’Eugène Ionesco, 1992; L’indifférent de Goldoni, 2000; Trois farces de Tchekhov, 2010). À partir de la fin des années 1980, cette compagnie développe également des productions pour la jeunesse (Le roi triste, 1992, et La chaise perdue, 1995, du Québécois Louis-Dominique Lavigne; collectif, La petite ombre, 2004).

sources : ameriquefrançaise.org

pour en savoir plus :

http://www.cma2014.com/fr/accueil

http://www.ameriquefrancaise.org/fr/

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